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Peggy Guggenheim "Ma vie et mes folies" Perrin Editeur

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Le 05/02/10 - Lu 351 fois - 1 commentaire
Peggy Guggenheim a été la mécène par excellence du Cubisme, de l'art abstrait et du Surréalisme, qui furent sa passion dominante. Découvrez sa vie hors du commun!
la célèbre tête de lit Calder en argent massif dans son palais vénitien. devant l'entrée par voie d'eau de son palais Vénitien. avec ses tableaux. dans sa légendaire robe Poiret. dans sa légendaire robe Poiret. en train d'accrocher ses tableaux à Venise. à Venise avec ses chiens. sa passion pour les lunettes . chez elle à Venise. En véritable Dogaresse vénitienne, quelque peu excentrique..... dans sa maturité. sur son trône dans son jardin à Venise. son Palais à Venise, la Fondation Peggy Guggenheim Collection. la Fondation Guggenheim de New York. La Fondation Guggenheim de Bilbao.
la célèbre tête de lit Calder en argent massif dans son palais vénitien.
devant l'entrée par voie d'eau de son palais Vénitien.
avec ses tableaux.
dans sa légendaire robe Poiret.
dans sa légendaire robe Poiret.
en train d'accrocher ses tableaux à Venise.
à Venise avec ses chiens.
sa passion pour les lunettes .
chez elle à Venise.
En véritable Dogaresse vénitienne, quelque peu excentrique.....
dans sa maturité.
sur son trône dans son jardin à Venise.
son Palais à Venise, la Fondation Peggy Guggenheim Collection.
la Fondation Guggenheim de New York.
La Fondation Guggenheim de Bilbao.
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Sans elle, ces courants artistiques n’auraient pas été ce qu’ils sont, elle a grandement aidé à leur promotion et à leur diffusion en Europe et aux Etats-Unis. Quand on aime l’art moderne, il est impératif de mieux connaître la Dernière Dogaresse de Venise, comme la surnommèrent les Vénitiens de son temps.

Elle eut certes une vie peu commune, aidée par une grande fortune (elle est la nièce de Solomon Guggenheim, fondateur de la Guggenheim de New York), elle fut ainsi libérée de la triste nécessité de devoir gagner sa vie et put se dédier corps et âme à sa passion, l’art moderne. Une grande chance pour elle et pour nous.

Sa biographie aurait pu être plus passionnante si Peggy avait été un écrivain, malheureusement, elle est une collectionneuse de talent, mais n’a aucun talent pour l’écriture: on découvre un style pauvre et aride, elle écrit comme on imagine qu’elle s’exprimait, sèchement, avec des phrases lapidaires qui énoncent ses quatre vérités sans se soucier du qu’en dira-t-on ni du sentiment des autres, avec cette franchise qui la caractérisait.

On découvre sa générosité incroyable pour les artistes (elle subventionna un grand nombre d’artistes de talent, afin qu’ils ne vivent pas dans le besoin et puissent continuer à créer, à l’abri des problèmes financiers). Elle aida de nombreux artistes en leur offrant de s’enfuir de la France occupée, pour aller se réfugier aux Etats-Unis. Elle les aima vraiment, tous ces artistes, fasciné par ce qu’ils produisirent, ainsi que leurs personnalités.

Elle se lia à nombre d’entre eux: Max Ernst qui fut son troisième mari, mais aussi Marcel Duchamp qui l’a conseilla dans le choix de sa collection, Yves Tanguy et une relation tumultueuse avec Samuel Beckett. Elle eut la chance de les connaître tous et de fréquenter les artistes- phares de son époque: Picasso, Arp, Léger, Brancusi et Giacometti, Calder, Joyce, Breton, Eluard, Jean Cocteau, Vasilij Kandinskji, Georges Braque, Salvador Dalì, Piet Mondrian, Fernand Léger, Jackson Pollock, Yoko Ono (alors pas encore mariée à John Lennon mais déjà artiste)….

On découvre aussi ses soucis d’être humain, parfois futile comme son opération esthétique ratée pour se refaire le nez (on est au début de la chirurgie esthétique), ses avortements clandestins (elle souffrira des séquelles), ses chagrins pour sa famille proche et leurs disparitions prématurées (sa sœur aimée, morte en couche, sa fille adorée), on est étonné de son premier mariage avec Laurence Vail (peintre dadaiste) qui la bat, mais heureusement, elle s’en libère ensuite et reprend sa joie de vivre.

A travers sa biographie on revit une époque désormais lointaine, celle de la seconde guerre mondiale: elle était à Paris lors de la guerre et de Paris elle passa à la France libre quand cela devint impératif par l’avancée allemande sur Paris (elle était juive), puis rentra aux Etats-Unis avec sa précieuse collection. Elle fut la femme du fameux "un tableau par jour" pendant la guerre, pouvant se permettre de constituer sa collection pendant que d’autres se la passaient beaucoup moins allègrement, grâce à son statut de riche héritière.

On y trouve le reflet de l’idéologie communiste à laquelle adhérèrent beaucoup d’intellectuels et d’artistes, qui prédomina à la fin de la guerre pour favoriser la reconstruction de l’Europe et soigner les plaies béantes causées par le fascisme et le nazisme.

En quelque sorte ce livre est un témoignage de son temps, des temps en pleine ébullition et en voie d’acheminement vers le modernisme, dont elle sera le chantre.

Je dois avouer que je ne l’ai trouvé ni sympathique ni attachante, à cause de ses petites phrases tranchantes abattant des jugements définitifs comme le couperet de la guillotine sur tout et sur tous, mais elle se rattrape par son amour sans limite pour l’art moderne auquel elle se donna sans compter. Son amour de Venise et des peintres de son époque sont sa rédemption, elle devient alors la grande Peggy qui eut le courage de faire aimer l’art moderne à une époque qui n’y était pas encore préparée.

Elle mourut en 1979 à l’age de 81 ans. Ses cendres sont conservées dans l’angle du jardin de son palais Vénitien Venier dei Leoni, où sont enterrés également ses nombreux petits chiens. Elle légua sa Collection et son palais à la Fondation S. Guggenheim de New York, à la condition que rien n’y fut changé.
Note : 5 (4 notes)
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Anonyme
Le 06 février 2010
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Elle a eu une chance incroyable de découvrir tous ces grands artistes, de Picasso à Cocteau... J'adore ce musée et dès que je suis à Venise, j'y vais faire un tour.

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