Critique
Solidays: la fête qui milite
Solidays, c'est aussi un espace de sensibilisation et de militance.
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Solidays est l’un des plus importants festivals en France de par sa fréquentation. Cette année, c’est 152.000 personnes qui sont venues à l’hippodrome de Longchamp. La première bonne nouvelle pour cette édition, aura été la météo; tant on a pris l’habitude de faire rimer festival avec pieds dans la boue. La programmation est à la fois pointue et ouverte à chacun. L’équilibre est trouvé.
Mais Solidays, vous le savez, c’est bien plus que ça. C’est un espace de prévention dédié à la lutte contre le sida. C’est un espace de paroles et d’information pour des associations qui œuvrent au quotidien, depuis la prévention des risques jusqu’à l’hommage aux victimes. On ne peut pas être présent aux Solidays sans être impressionné par cet investissement sans faille du milieu associatif français, créatif et déterminé. Le débat animé par Harry Roselmack, interrogeant la question des moyens à mobiliser pour servir un projet associatif aura été passionnant. Juste avant le concert d'Ayo, le temps fort consacré au Patchwork des noms aura été une jolie leçon de dignité et d'humanité.
Ces associations issues de volontés individuelles ont su fédérer et interpeller l’opinion publique pour une lutte toujours nécessaire. Ces projets nous concernent tous puisque la maladie ne fait distinction ni de classe, ni de genre, ni de statut.
Triste anniversaire finalement, que de constater que ces structures ayant vocation à disparaître fêtent pour certaines leurs 20, 25 ou 30 ans. Une des grandes réussites est sûrement d’avoir su impliquer des associations non spécifiquement dédiée à la question du sida. Et l’attention toujours portée à "l’autre", les citoyens du sud, les sans papiers, les sans voix.
La France est une terre de festivals et de diversité. C’est aussi un pays qui possède un engagement associatif sans pareil pour mobiliser les énergies. Solidays est une belle illustration de ces capitaux hors de prix. Que la fête milite!