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Résultats du concours "Je vous écris de Paris"

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Le 05/06/09 - Lu 6366 fois - 25 commentaires
Alors voilà, ce jeu-concours, organisé par Parigramme (et moins par Télérama je l'espère... Vous allez voir pourquoi...), a décerné son premier prix. La liste des gagnants tout de suite et une petite colère au passage.
Conditions de participation La réalité des chiffres
Conditions de participation
La réalité des chiffres
1 / 3 medias
- 1er prix, un week-end pour 2 personnes au Festival Les Correspondances de Manosque La Poste: Simon Guillo, 75019 Paris.

- Du 2e au 4e prix, un stylo Montblanc: Agnès Regnier, 16100 Cognac; Claudie Pourtet, 75014 Paris; Muriel Peynet, 75009 Paris.

- 5e prix, une nuit pour 2 personnes à l’hôtel Apostrophe, le premier "Poème hôtel", avec petit-déjeuner Parisien (Paris, 6e): André Roux, 75014 Paris.

- Du 6e au 7e prix, un week-end de stage d’écriture aux ateliers Elisabeth Bing (Paris, 5e); Jacqueline Villani, 75014 Paris; Marie Dieng.

- Du 8e au 17e prix, un abonnement "Passepartout" au Forum des Images (Paris, Ier): Emmanuel Couratin, 75020 Paris; Béatrice Cattelain, 75014 Paris; Pierre Vergez, 75011 Paris; Amélie Maze, 75016 Paris; Gilles Thomas, 75014 Paris; Claudine Bergeron, 75015 Paris; Clément Potier, 75019 Paris; Catherine Hubert, 75019 Paris; Guy Brochard, 75003 Paris; Inge Fristel, 75010 Paris.

- Du 18e au 20e prix , un an d’abonnement à Télérama + un hors-série: Brigitte Adgnot, 59370 Mons-en-Baroeul; Mélanie Duguès, 95440 Ecouen; Evelyne Wander, 72000 Le Mans.

- Du 21e au 25e prix , un brunch pour 2 personnes au café Les éditeurs (Paris, 6e): Senghor Thumerelle-Salnot, 75011 Paris; France Billand, 75016 Paris; Anne Romel, 75015 Paris; Anita Fernandez, 75020 Paris; Priska Degras, 75013 Paris.

- Du 26e au 30e prix, le livre "365 bonheurs parisiens", édité chez Parigramme: Anne-Sabelline Rohr, 75002 Paris; Olivier Hoarau, 75013 Paris; Muriel Denis, 38660 Saint Pancrasse; Jean-Christophe Eon, 22000 Saint Brieuc; Jacqueline Vassiliadis, 91240 Saint-Michel-sur-Orge.

- Du 31e au 40e prix, un billet d’entrée au musée d’Orsay (accès aux collections permanentes et à l’exposition du moment, Paris, 7e): Sylvain Fabre, 75012 Paris; Alain Schmitt, 94100 Saint Maur; Christine Baxas, 75018 Paris; Hélène Manouvrier, 92110 Clichy; Norbert Czarny, 92130 Issy Les Moulineaux; Silvia Martucci, 75013 Paris; Pierre-Yves Oswald, 75017 Paris; Karine Gence, 75006 Paris; Clément Mayot, 75011 Paris; Daniel Teyssier, 92240 Malakoff.

- Du 41e au 50e prix, un billet d’entrée au musée Guimet (accès aux collections permanentes et à l’exposition du moment, Paris, 16e): Maria Battaglia Sauvage, 94120 Fontenay sous Bois; Reine Gauthier, 75019 Paris; Amélie Grossmann-Etoh, 94200 Ivry sur Seine; Manu Hollard, 75020 Paris; Nicole Nwamba, 75019 Paris; Justine Kropfinger, 75012 Paris; Damien Cavarroc, 75020 Paris; Françoise Coop, 59237 Verlinghem; Dominique Blaize, 94210 La Varenne Saint Hilaire; Danielle Vallaz-Cavaignac, 91290 Arpajon.

Le texte du gagnant


Voici le fameux gagnant du super week-end.

"Tu aurais dû voir ça, on sortait à peine de chez Arthur, il était environ quatre heure et demi quand il a commencé à neiger. Comme tu t’en doutes on était un peu éméchés alors forcément voir la neige comme ça en pleine nuit ça nous a semblé complètement surréaliste. Antonin et moi on a commencé à courir comme des fous sous les premiers flocons, on a dévalé le boulevard Raspail à une vitesse dingue, tu aurais dû voir ça.
//Quand on est arrivés au niveau du Bon Marché on était complètement essoufflés alors on a décidé de sauter par-dessus les grilles du jardin à coté du Bon Marché, tu sais, le petit parc où on avait passé l’après-midi à attendre que mon cousin sorte de cours pour pouvoir aller chez lui regarder des DVD. Bref, on s’est installés sur un banc avec une bouteille qu’on avait prise à la soirée et on est restés là, à regarder les flocons tomber. Je te cache pas qu’au bout d’un quart d’heure on avait les cheveux complètement trempés et qu’on grelottait comme des petits vieux. On était beaux dans le métro tous les deux. Tu aurais dû voir ça…
C’est vraiment dommage que tu sois plus là, en même temps tu as pas vraiment eu le choix, mais dès que tu reviens à Paris il faut qu’on sorte, comme avant ! Comme la fois où je me suis cassé le poignet. Quelle idée aussi de faire une course de caddie à République à six heure du matin. Mais c’est ça que j’aimais, plus que nos soirées elles-mêmes, les retours à la maison, pas toujours chez nous, pas toujours très en forme, mais on arrivait quand même à passer un bon moment, à marcher dans tout Paris encore endormi ou alors juste sur le réveil. La vision décalée du Pris de l’heure bleue. Comme quand on est passés par le Pont des Arts et qu’il y avait ce type qui jouait du saxo tout seul. On se serait crus dans un film, avec la lumière du petit matin, c’en était presque inquiétant, mais plutôt beau en fin de compte. Ou alors, quand en rentrant chez moi on a vu le soleil se lever sur le canal Saint-Martin, c’était incroyable. En y repensant, je comprends toujours pas pourquoi on avait pas pris le métro, enfin c’est pas important. Et le point Ephemere! Quand on restait sur la terrasse après la fermeture à discuter avec les Djs et les touristes du Peace’n’Love. J’ai revu Laura d’ailleurs, on est allés au Caveau des Oubliettes, dans la petite pièce voûtée au fond là où on avait rencontré Olivier, avant qu’il ne nous emmène à la soirée dans cette maison à la Butte aux Cailles. On en avait bavé pour rentrer. Tu te souviens? Je t’écris mais je ne sais même pas si je t’enverrais cette lettre, j’ai peur qu’en la lisant (si tu la lis) tu te dises que je suis en pleine déprime. Ce n’est pas exactement ça, mais Paris sans toi, c’est plus pareil, j’ai l’impression d’être bancal, et il n’y a pas une rue, une place ou une fontaine qui ne soit liée au souvenir d’une soirée passée avec toi. Je te vois sur les pelouses des Tuileries un après-midi de juin, aux terrasses des cafés à St Michel un samedi soir, un dimanche de mai à traîner chez toi avant d’aller regarder passer les touristes sur le parvis de Notre Dame, les baisers sur les quais, les disputes sur les Grands Boulevards, les retrouvailles Gare de Lyon, d’Austerlitz ou du Nord, les piques-niques à la pointe du Pont Neuf. Tout ça me manque terriblement, rien n’est plus comme avant, et je crois bien qu’au final, pour moi, Paris…c’est Toi//.

Simon"

Mon avis? Bof...


Rien de très original, un peu plat, surtout pas poétique et somme toute d'un français quelque peu approximatif. J'aurais bien volontiers coupé parce qu'elle est longue sa lettre et ennuyeuse aussi... Où est le charme de Paris dans cette lettre? Espérons que les autres gagnants valent plus le coup!

Deuxième point et non des moindres: les conditions du concours étaient claires. En effet, la lettre ne devait pas excéder 1.500 signes (nombre de caractères et espaces compris). Ce qui pour notre gagnant représente plus de 3.300 signes. Hum y'a comme un hic... Les conditions ont changé suite au trop grand nombre de lettres reçues dépassant les 1.500 signes. Un concours qui modifie ses conditions en cours de route? Ah bon. En gros, un concours photo dont le thème serait le rouge, devant trop de clichés en bleu, verrait ses clauses de participation remises au gout du jour: allez les bleus, on participe aussi, pénalisant de fait ceux qui se sont penchés sur le sujet rouge, parfois avec difficulté mais se sont pliés aux règles du jeu. Et qui peut-être auraient été plus inspirés en bleu. Et hop, en une analogie, ceux qui se sont efforcés de rendre leur texte plus court et ont opéré des coupes regrettables dans leur missive ont ainsi été pénalisé.

Dernier point et c'est tout. Ouvert à la France entière, pour des raisons pratiques visiblement, l'organisation a fait preuve de parisianisme aigu. Dans les gagnants uniquement des parisiens pour les musées, le brunch, etc. Le provincial ne se déplace guère jusqu'à Paris, comprenez "c'est loin la Capitale". En revanche, ils sont fair-play puisque ce qui s'envoie comme les abonnements sont offerts, pardon, les lots sont ouverts aux provinciaux.

Voilà pourquoi j'espère que Télérama n'est que seul partenaire cadeau et pas co-organisateur.
Mis à part ça, que les gagnants se manifestent pour nous offrir leurs belles lettres! Et encore bravo à eux.
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(Non inscrit)
Le 08 juin 2009 à 15:14
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on sent quelque amertume non?
télérama ne décerne pas le prix nobel, et en toute honnêteté elle n'est pas si mal cette lettre. L'accuser de faire long en 30 lignes quand même...
claireb
claireb
Le 08 juin 2009 à 17:24
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de l'amertume?
non. C'est juste la tenue de concours en lui-même qui me gène.
De plus je n'accuse personne: les règles n'ont pas été respectées c'est tout. 1500 signes c'est 15 lignes avec de bonnes marges. Sa lettre en compte juste le double. Donc oui elle est longue compte tenu des conditions de départ.

Et non Télérama ne décerne pas le prix Nobel. ;-).
 
(Non inscrit)
Le 02 juillet 2009 à 18:27
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En réponse à claireb :
Des dizaines de candidats ont été floués et Parigramme ose répondre par un message digne de l'URSS du temps de Brejnev. C'est incroyable et mériterait un bon article dans le Canard Enchaîné.
1500 signes PLUS 1 gros signe de malhonnêteté = magouille remarquable
 
(Non inscrit)
Le 08 juin 2009 à 22:25
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Changer les règles au dernier moment c'est pas terrible. Moi je me suis cassé le train pour raccourcir ma lettre. Franchement, ça m'incite pas à reparticiper.
Je pense qu'en plus il y a moyen de se plaindre. On est combien dans mon cas ? On pourrait réclamer une lettre de réponse et de remerciement pour participation...
 
(Non inscrit)
Le 09 juin 2009 à 09:59
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Je "plussoie" ! J'ai participé au concours, et me suis limité docilement aux 1500 signes initiaux. Je me suis permis d'écrire à l'adresse à laquelle il fallait envoyer la missive pour demander des comptes, et j'ai reçu la réponse suivante :

"Bonjour,

Le concours Télérama-Parigramme « Je vous écris de Paris » a suscité beaucoup de réponses. Parmi elles, peu tenaient compte des indications de longueur, raison pour laquelle il nous aurait semblé stupide d’éliminer d’entrée la plupart des lettres au motif qu’elles dépassaient les 1 500 signes. A contrario, les textes plus longs n’ont pas bénéficié d’une faveur particulière. Nous avons tout simplement essayé de distinguer les meilleures contributions, qu’elles soient brèves ou plus développées.
Cordialement.
Marianne Paul-Boncour"

Merci claireb d'avoir soulevé ce problème. Je suis en tout cas disposé à participer à une "action collective", même s'il faut relativiser l'importance de tout ça. C'est vraiment "pour le principe"...
 
(Non inscrit)
Le 11 juin 2009 à 15:48
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Paris, le 06 mai 2009

Cher cousin.
Comment vas-tu depuis l’été dernier, j’espère que la famille se porte bien et que le pays aussi en ces temps de « crise ». J’ai eu ma tante au téléphone qui m’a fait part de tes problèmes pour trouver du travail et de ton envie grandissante de venir ici. Tes motivations sont légitimes, mais je ne pourrais t’encourager de poursuivre tes demandes de visa ni même t’en dissuader. Je n’ai pas choisi de naître ici et j’aurais des raisons d’en vouloir à cette « mère patrie » qui en a délaissé plus d’un. J’ai commencé à rédiger cette lettre dans le métro, au son des vibrations et des crissements de pneus, en sentant un mélange d’odeurs de sueurs, de parfums exacerbés, mêlés à la misère des « sdf » qui gisent sur les banquettes, comme englués .Musiciens, mendiants et quêteurs en tout genre, passent dans les wagons pour faire des sous et la voix rauque et chaleureuse d’un chanteur de blues m’a transporté. Je regardais à travers la vitre les défilements de graffitis, narguant les monuments qui font la gloire de notre capitale. C’est un peu ça Paris, le populaire croise la bourgeoisie, la richesse du cœur et de l’argent se dispute la médaille. Les gens râlent, le temps est gris, il y a ceux qui sont pressés, qui errent, ou qui guettent les poches de leur voisin, il y a ceux qui manifestent, ceux qui pestent dans leur barbes…Je n’ai pas eu de réponse moi non plus de l’agence pour l’emploi, je croyais que c’était du à mon teint (ce qui doit être vrai parfois) mais mon ami guillaume est dans la même situation que son ami marc. Tout cela parait bien sombre, pourtant, déambulant dans les rues, du jazz en tête, j’ y trouve mon inspiration créatrice. Du premier au vingtième arrondissement je marche et écoute les sonorités des langages du monde. Les cartons de fruits et légumes au sol, je fais mon marché d’idées, de vie, et c’est vrai paris est riche en couleurs, les artistes ayant préféré, remplacer, dès qu’ils le peuvent, la pâleur du bitume par la beauté du geste.
Voila cousin, je connais ta situation et surtout ma chance face à celle-ci, mais garde bien cette lettre en tête. Embrasse la famille et surtout garde espoir.

Hicham.
claireb
claireb
Le 11 juin 2009 à 16:09
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Je crois pour répondre aux deux commentaires avant Hicham, que ce n'est pas la peine d'user d'énergie pour ce genre de chose. J'en reste au juste "dommage" et nous ne pourrons visiblement pas trouver les autres lettres gagnantes.
Finalement, nous ne savons rien de qui a décidé quoi, ni des noms du jury, pas de règlement déposé, etc...

Hicham, votre lettre, j'aime beaucoup, pleine d'espoir, mais surtout pleine de vérité. Nous ne savions pas ce qu'ils attendaient. Mais vraiment votre style est travaillé et sensible. Bref, bravo!
 
(Non inscrit)
Le 11 juin 2009 à 19:28
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Merçi beaucoup...hicham..
 
(Non inscrit)
Le 12 juin 2009 à 10:06
Répondre
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Très, très belle lettre Hicham. Si nous ne nous étions inclinés que devant ce genre de lettres, nous n'aurions rien à dire. Mes félicitations en tout cas !
 
(Non inscrit)
Le 12 juin 2009 à 12:50
Répondre
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Bonjour,
Je partage votre "colère", car j'ai fait ce concours moi aussi. J'ai envoyé mon texte par mail : je n'ai pas même su s'il avait été reçu. Quant au résultat, nulle amertume, mais en ce qui concerne la première place, j'avoue que je ne partage pas cette vision "bobo" d'un Paris "branchouille" et je ne comprends moins encore que le prix aille à une personne qui ne respecte pas -et de beaucoup !- le nombre de signes attendus....
Hicham, bravo pour votre lettre. Voilà le genre d'écrits qui me touchent, qui me parlent, un Paris à visage humain ! :-)
 
(Non inscrit)
Le 02 juillet 2009 à 14:57
Répondre
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En réponse à Anonyme :
Merci , c'est bien vrai
 
(Non inscrit)
Le 15 juin 2009 à 17:22
Répondre
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Jolie lettre Hicham :]

Cependant, comme beaucoup d'entre vous, je déplore le non respect des règles du concours qui limitaient à 1500 le nombre de caractères. Surtout que pour le premier prix, c'est exagéré que le jury n'ait pas choisi une lettre dans les normes. è_é
 
(Non inscrit)
Le 16 juin 2009 à 12:46
Répondre
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Ouaip j'ai moi aussi dû raccourcir mon texte et je dirais même que j'ai carrément dû l'estropier vu que 1500 caractères c'est vraiment pas grand chose... Bon j'ai quand même fini 44eme mais j'ai toujours pas reçu mon prix alors là moi je vais faire scandale et limite contacter Sarkozy ou Jacques Vergès car je veux mon cadOOOOOOOO!!!
 
(Non inscrit)
Le 16 juin 2009 à 12:57
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Bien joué à toi M. ou Mme 44ème!!
Tu crois que Maitre Vergès peut intervenir???? :D

Blague à part, j'veux bien la lire ta lettre, c'est possible de la coller ici?
 
(Non inscrit)
Le 18 juin 2009 à 20:54
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Bonjour,
Moi aussi j'ai participé et j'ai respecté le règlement. c'est pourquoi j'ai trouvé injuste de voir que la lettre gagnante fait plus de 3000 signes. J'en ai parlé à un avocat qui s'occupe de moi pour autre chose. Il a dit qu'il serait éventuellement possible d'intenter une action collective contre les organisateurs.
Donc s'il y a des gens que cela intéresse, qu'ils n'hésitent pas à se joindre à moi et à me contacter à l'adresse mcommemichele@hotmail.fr .
 
(Non inscrit)
Le 30 juin 2009 à 10:51
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Parigramme : le concours littéraire le plus malhonnête jamais organisé : qulle escroquerie !
 
(Non inscrit)
Le 30 juin 2009 à 10:52
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Vrai ! de la triche pure, à la façon des élections en Perse !
 
(Non inscrit)
Le 30 juin 2009 à 10:54
Répondre
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Ce qui est infâme, c'est d'avoir modifé la règle après coup.
Le gagnant doit RENDRE son prix
 
(Non inscrit)
Le 30 juin 2009 à 14:35
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Le gagnant s'appelle SIMON et c'est un copain de l'éditeur ??
 
(Non inscrit)
Le 02 juillet 2009 à 19:28
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Triche et magouille
 
(Non inscrit)
Le 26 juillet 2009 à 15:52
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Bonjour, j'ai eu un prix (6e), voulez-vous lire ma "lettre" ? Elle respecte le nombre de signes (j'ai eu du mal).

Ligne 13.
Le trottoir roulant de Montparnasse, sur la paroi une phrase : « Si je perdais ma bibliothèque, je descendrais dans le métro, et je lirais les visages » (Marcel Jouhandeau).
Une Japonaise en face de moi, tout absorbée dans l’écran de son téléphone, qui lui renvoie une jolie lumière rose.
Trois ados marchent devant moi : cheveux raides de gel, petites tresses au ras du crâne. Ce qui a attiré mon regard, c’est un appareil derrière une oreille, et je me suis aperçue qu’ils communiquaient en langage des signes.
Un groupe d’hommes, teint bistre, l’air désespérés, parlent entre eux dans une langue inconnue, ils portent des pancartes misérables : « Sri Lanka, une boucherie humaine ».
Une jeune fille, 17-18 ans, m’aborde – elle a hésité, m’a encore regardée, puis s’est jetée dans mes bras – : « Je viens d’oublier mon téléphone dans le métro, qu’est-ce que je dois faire ? » Qu’a-t-elle lu, elle, sur mon visage entre tous ceux qui passaient, qui l’a convaincue que je saurais ?
Plaisance. Le centre d’accueil de « personnes en difficulté ». Un SDF bien propre, radieux, penché vers une femme aux cheveux gris qui lui dit, très fort, avec une infinie gentillesse : « Mais moi aussi j’ai beaucoup pensé à toi ! ».
Varenne. La lumière s’adoucit sur l’or des Invalides. On doit être plusieurs milliers dans cette cour d’honneur. Devant moi, une dame très distinguée en jeans, assise par terre auprès de son mari, coupe militaire. Elle a une coccinelle dans les cheveux. Nous écoutons une des plus grandes cantatrices du monde. Profitant d’un silence, un pigeon roucoule en écho. Un petit garçon mime une marche militaire et regarde d’un air ironique une vieille dame, qui ne le voit pas, et lui ne voit pas que je le regarde.
claireb
claireb
Le 26 juillet 2009 à 18:51
Répondre
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Chouette, j'aime beaucoup tous les visages qu'on retrouve si souvent dans les rues de la ville...
Belle lettre :D
 
(Non inscrit)
Le 31 juillet 2009 à 15:17
Répondre
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Jolie lettre !

Je vous fais part de la mienne également. Elle respecte aussi la consigne puisque je suis "l'anonyme" du 9 juin 2009 ;-) :

Très chère (!) Paris,

Je ne t’aime plus !
Je tourne amèrement le dos au « nous deux, c’est pour la vie » ; ton arrogance et tes rêves de grandeur me contraignant à franchir le boulevard périphérique.
Cette insidieuse panne de Vélib’ Rue de la Pompe est la Goutte d’Or qui fait déborder le vase. Tes monu-mentent, Montparnasse m’agace. J’ai voulu croire qu’entre la Concorde et les Vosges il y aurait de la Place pour nous, mais je dois me rendre à l’évidence : tu n’as d’yeux que pour Rome et votre maudit jumelage ! A mes chemins de traverse, tu préfères tes Grands Boulevards, et si ta Tour est folle, elle n’a de cesse de mouvoir les foules.
Invariablement, nos tête-à-tête by night me confortaient dans l’illusion d’une relation exclusive, avant d’éprouver aux aurores le conditionnement « sardine » de la Ligne 13 du Métropolitain.
Tu peux bien pleurer comme une Madeleine toutes les larmes de tes fontaines Wallace, je ne reviendrai pas. Je reste insensible aux penaudes excuses étalées sur tes colonnes Morris.
D’ailleurs je dois te faire une confidence : j’ai rencontré quelqu’un ! Je l’ai aperçue près de la Gare Saint-Lazare. Belle comme un soleil, elle évoluait avec grâce entre les gouttes de pluie mesquines sur tes trottoirs envieux qui tentaient en vain d’entraver la liberté de ses jolies ballerines à grand renfort de chewing-gums passés de goût.
Mais je ne t’en veux pas, et à mon coeur léger sonnent les accents mélodiques de nos retrouvailles prochaines... Rue de la Paix.

Sans rancune.
J.

 
(Non inscrit)
Le 07 août 2009 à 20:56
Répondre
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Cher J, je n'ai pas trouvé ta lettre vraiment dans la veine du concours, tu dis en fait que tu n'aimes pas Paris (ou du moins la fille qui t'y fais penser) Le but n'était-il pas plutôt de montrer un Paris qu'on aime (comme le gagnant l'a fait, soit dit en passant)
Autrement la lettre est plutôt sympa.
Gerald F.
 
(Non inscrit)
Le 08 août 2009 à 11:53
Répondre
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Le thème exact était : "(...)une lettre (n’excédant pas 1 500 signes), sensible et personnelle, à un correspondant imaginaire : une scène de la vie quotidienne, une impression de promenade, un événement dont vous avez été le témoin, un commentaire inspiré par l’actualité, l’expression des liens qui vous attachent à la ville…
Tous les sujets sont possibles, pourvu qu’ils soient en rapport étroit avec Paris !"

Je ne pense pas qu'il fallait nécessairement montrer un Paris qu'on aime. D'ailleurs ma lettre est une boutade, j'adore la ville, mais je m'amuse des airs hautains qu'on lui prête !

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