A ses côtés, Ivica Bogdanic à l'accordéon, Olivier Lambert à la guitare usant aussi d'une table de mixage, Julien Rieu de Pey guitariste et contrebassiste et Jérôme Bensoussan à la batterie, percussion, trompette et clarinette... Les spectateurs ont donc le privilège d'avoir une belle équipe dans cette petite salle intime.
Tout de suite, elle annonce la couleur, ce sera rouge et vivant: elle tambourine et sautille, elle vole aux sons de ses mélodies entrainantes. Pour elle, c'est maintenant qu'il "faut reprendre vie".
Pendant 50 minutes, elle fera voyager le public entre le chant de ses mots en roumain et en français et offre, outre des chansons du premier album (
Grandir à l'envers de rien), des morceaux choisis du second album à venir. A la manière d'un concert-lecture, la jeune femme attrape son dernier roman et lit avec flamme deux passages de son livre (
De ça je me console, chez Flammarion, à paraître en poche). Elle raconte, en notes ou en mots, son enfance, sa vision du monde actuel. Et toujours avec humour et ironie.
Surtout, la priorité, c'est de "
Ne pas oublier.
Lola Lafon, c'est toute une ambiance, empreinte de musique des Balkans et de légèreté, de folk et de textes à thème, de sous-entendus qui réveillent nos sens anesthésiés à chaque morceau qu'elle chante. La complicité règne entre les membres du groupe, qu'elle rejoint en quelques sautillements au son d'un tambourin pour leur glisser un sourire.
Pour celle qui dit avoir "grandit à l'envers de rien", à Meaux, rien n'a semblé montrer que c'était l'envers d'un Rien. Bien au contraire: elle a remplit l'espace scénique d'une manière atypique mais juste, vivante et légère.
On ne peut que saluer sa prestation enthousiaste et conclure par les paroles qui ont ouvert son concert et qui résument la sensation émergeant de sa prestation: "
Moi j'préfère voyager légère, l'épitaphe pourrait me plaire".
A écouter sur Myspace:
site de l'artiste.