Hadda Ouakki et Cheikha Cherifa sont des poétesses berbères du Moyen-Atlas. A force de persévérance et au prix de durs combats, ces femmes ont réussi a acquérir un titre généralement réservé aux hommes celui de Cheikha. Ces poétesses du quotidien sont incontournables à l'équilibre des villages berbères.
Sur la scène du Trianon, c'est Cheikha Cherifa qui ouvre le programme des réjouissances. Avec ses musiciens (percussions et lotar), elle nous enchante. Une voix sublime qu'elle module a l'infini, une présence sur scène incroyable, elle danse, elle joue avec le public qui en redemande... et qui se manifeste par des youyou et n'hésite pas à taper des mains et à chanter à son tour!
Cheikha Cherifa a comblé mes attentes et m'a fait vivre de belles émotions.
Hadda Ouakki fait son entrée pour la deuxième partie de soirée avec ses musiciens et ses trois danseuses. Difficile de ne pas trouver la voix de cette chanteuse reconnue dans le monde entier fascinante mais pourtant rien de comparable avec la fougue et l'ambiance de la première partie. Je l'ai trouvée distante sans parler des danseuses qui franchement n'ont pas brillé par leur présence scènique.
Peu importe finalement la qualité de la prestation d'Hadda Ouakki, il suffisait de fermer les yeux pour être transporté loin très loin de là.
Le festival Ile de France a décidé cette année de mettre les femmes artistes à l'honneur. J'ai trouvé judicieux d'ouvrir "le bal" par ses deux femmes marocaines: elles représentent à mes yeux la liberté et l'égalité si souvent désavouées entre les hommes et les femmes par certains extrémismes.
Je vous invite à découvrir le programme complet du festival Ile de France qui dure jusqu'au 11 octobre, cliquez
ici.