Opinion
Jacques Mesrine: une vie, multiple résurrection….
Gangster français à l'ancienne, l'ennemi public n°1 des années 70 fait parler de lui à Bruxelles. Il revient sous le personnage de Vincent Cassel, dans un film réalisé par Jean-François Richet. On n'aura jamais fini de parler de lui….
Vincent Cassel interprete Jacques Mesrine dans les films de Jean-François Richet: "L'Instinct de Mort" le 22 octobre et "L'Ennemi public n°1" le 19 novembre prochain au cinéma.
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Immortel gangster
Ce n'est pas la première fois qu'on entend parler de lui. Le gangster français le plus populaire de son vivant voire longtemps après sa mort, a toujours fait l'objet d'articles de presse et de recherches. On se souvient par ailleurs du film d'André Génovès avec Nicolas Silberg en 1983, du Téléfilm de Chasse à l'homme avec Richard Berry.
"De bons films proches des événements réalisés à l'époque où il n'existait pas de liberté de parler ouvertement de lui et de ses proches", déclare Vincent Cassel de passage dernièrement à Bruxelles.
Film proche de la réalité
Jean-François Richet, qui sort L'Instinct de Mort le 22 octobre et l'Ennemi public n°1 le 19 novembre prochain, se félicite d'avoir réalisé son film en deux parties, s'inspirant d'une plus large documentation et des témoignages, excepté celui de Jacques Tillier, journaliste de l'extrême-droite qui avait été battu et blessé par le gangster. Il s'estime ainsi abattu une besogne beaucoup plus proche de la réalité et loin des exagérations (auto)-biographiques.
Un contre-pouvoir?
Selon Vincent Cassel, Jacques Mesrine, l'homme paradoxal comme l'est Tout Mortel, a fait un choix délibéré de vie criminelle par désir personnel même si sa popularité lui a octroyé une couverture politique. Cependant, il était craint du monde politique. Un fait reste attesté: Jacques Mesrine était un criminel, et peut-être, un potentiel contre-pouvoir de circonstance, un homme à abattre…
Sacré Jacques, il savait jouer dans tout!