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Education: l'école se passe au tribunal
Violence à l'école: qui est le coupable? L'enseignant qui gifle son élève? Ou l'élève qui insulte son professeur?
A l'école, la violence fait désormais partie du quotidien. (crédit photo: Simon Grossi/flickr)
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José Laboureur, professeur de technologie encourt cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour "violence aggravée".
Mais oui, vous lisez bien "violence aggravée". C'est ce qui a été retenu contre lui après avoir giflé un de ses élèves qui brillait plus par son insolence que par ses résultats scolaires. Certes la violence doit être condamnée. Mais au-delà de la réglementation de l'autorité des enseignants sur leurs élèves, c'est l'éducation de ces diablotins qui doit être repensée. Et leurs parents doivent se sentir concerner.
Car si j'emploie le mot diablotin, c'est bien parce que les charmants anges protégés par papa et maman sèment la terreur dans les salles de cours. Ils n'ont plus de limites puisque les enseignants n'ont plus le droit d'imposer quelconque autorité sans être menacé par la justice. Dans certains cas, papa et maman ne sont même plus là. Ils s'effacent et pensent trouver en l'Education Nationale le meilleur moyen pour éduquer leurs enfants.
Mais c'est le même problème qui revient. Seul la complémentarité parents-enseignants peut être profitable aux enfants. Lorsque l'enfant prendra conscience qu'insulter son professeur est aussi grave qu'insulter ses parents, que s'il le fait, ses parents vont se mettre à défendre son professeur (et non pas porter plainte contre lui), alors l'enfant ne sèmera plus la terreur et n'aura donc plus aucune raison de devenir un diablotin.
Si les mentalités changent en ce sens, alors plus aucun professeur n'aura besoin de gifler ses élèves pour se faire respecter. On doit donc condamner la violence et surtout ce qui a rendu cette violence possible.