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Reportage

Découverte d’une villa gallo-romaine à Bassing en Moselle

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Le 07/06/10 - Lu 4620 fois - 5 commentaires
Les recherches archéologiques menées sur le tracé de la seconde phase de la LGV Est-européenne entre Baudrecourt et Vendenheim ont révélé un site gallo-romain de première importance sur un terrain de 3,5 hectares à Bassing, en Moselle.
Reconstitution d'une villa gallo-romaine (Crédits photos : www.crai.archi.fr)
Reconstitution d'une villa gallo-romaine (Crédits photos : www.crai.archi.fr)
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Une douzaine d’archéologues de l’Institut National de la Recherche en Archéologie Préventive (INRAP) dispose de cinq mois pour faire parler le lieu qui fut occupé pendant au moins 500 ans en continu, du I er siècle avant J-C au IV ème siècle après J-C, soit à la charnière entre le deuxième âge du fer et la période romaine. Cet ensemble d’habitations constituant un domaine agricole montre le passage d’une ferme gauloise à une villa gallo-romaine plutôt cossue. Outre les objets mobiliers, comme les monnaies, les poteries, les fibules ou encore les céramiques, le site présente un complexe architectural complet, avec tout un réseau de chemins, de puits et de murs, révélant ainsi la majesté des lieux.

Les informations colligées par les archéologues permettent égalent de mieux comprendre les incidences des périodes de paix et de conflits sur le rapport de l’homme à son environnement, à son foyer et à l’architecture. En l’an 52, le retour à la paix referma la page de la guerre des Gaules. Les constructions passèrent alors d’une architecture en bois à une architecture en pierre. Le site de Bassing témoigne de cette évolution rapide. Les pièces de monnaie déterrées confirment quant à elles l’importance des mouvements de population et les apports résultant des nombreux échanges.

Les BLE tiennent enfin à faire part de leur regrets et de leur exaspération de voir qu’un nouveau site archéologique et touristique, à l’image de Bliesbruck et de la villa Saint-Ulrich dans le Pays de Sarrebourg, ne soit pas créé pour conserver ce patrimoine exceptionnel mis au jour. Nous voulons, compte-tenu de l’importance et de l’intérêt des lieux, que le tracé de la LGV soit déplacé de quelques centaines de mètres ou qu’un musée soit construit à proximité en présentant les principales découvertes et les plus beaux vestiges. Après les Vosges, au tour de Bassing de disparaître à jamais …
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Le 10 juin 2010 à 21:26
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Plus complexe que prévu,il est certain que les
vestiges s'étendent bien au delà des 4 hectares
de fouilles prévus initialement,peut-être 10 hectares voire
davantage ??
 
(Non inscrit)
Le 24 juin 2010 à 17:15
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De toutes façon, c'est encore une fois ou un diktat venu d'en haut doit s'appliquer sans aucune négociation ni crédit aux spécialistes de la question. C'est assez révoltant. Je pourrais parier que RFF demanderait à se faire payer pour un changement de tracé.
BG
 
(Non inscrit)
Le 29 mars 2011 à 19:55
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moi je suis en 5éme et il parait que ces villa ressemble à des fermes est-ce vrai?
BLE
BLE
Le 19 février 2012 à 21:41
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Découverte d’une mine datant du néolithique à Alsting

Une mine remontant au néolithique a été découverte à Alsting par l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) au cours de fouilles menées en octobre 2011 sur un chantier de lotissement. C’est la première fois que les archéologues retrouvent dans ce secteur une carrière d’extraction de chailles, un matériau siliceux. En Lorraine, seuls des sites autour de Saint-Mihiel et de Commercy étaient connus jusqu’à présent. Les chailles ont été utilisées en Lorraine pour fabriquer des outils depuis le paléolithique moyen, de 300 000 à 30 000 avant notre ère, jusqu’à la fin du néolithique, soit aux environs de 3 300 avant Jésus-Christ. Selon les archéologues, le site d’Alsting daterait de 3 500 avant Jésus-Christ.

Cette découverte exceptionnelle devrait permettre de mieux connaître les échanges entre les populations dans le bassin de la Sarre au néolithique, période où les chasseurs cueilleurs commencent à devenir sédentaires. Faute de traces d’habitations, les scientifiques ne savent pas encore si des outils étaient produits à Alsting.
BLE
BLE
Le 27 juin 2012 à 19:42
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Des fouilles archéologiques de la LGV Est-européenne en Lorraine

Entre juillet 2009 et avril 2012, l’INRAP (Institut National de la Recherche en Archéologie Préventive) a mené 13 fouilles archéologiques sur la portion lorraine des 106 km de la seconde phase du tracé de la LGV Est-européenne entre Baudrecourt et Vendenheim. Des vestiges de plusieurs périodes, allant de l’âge du Fer au Moyen-âge, ont été mis au jour. Mais ce sont surtout des occupations gallo-romaines, des villas et des temps, qui ont été étudiées, notamment à Conthil, Bassing, Hérange et Belles-Forêts …

Sept mardelles ont également été étudiées à Belles-forêts, Loudrefing et Haut-Clocher. Ces mares creusées naturellement, qui sont une spécificité du sol mosellan, constituent des pièges pour les pollens et les matières organiques. Elles permettent notamment de conserver le bois. Dans les années 1980, des mardelles avaient été fouillés aux alentours de Boulange. Il y en a également à Yutz et à Farébersviller. Dans les mardelles retrouvées sur le tracé de la LGV Est-européenne dans le Pays de Sarrebourg, les archéologues ont exhumé des ustensiles liés à la vie quotidienne de l’époque gallo-romaine, mais aussi un tabouret datant du IXème siècle, des pièges à gibier d’eau, ainsi qu’un panier du Vème siècle composé de fines planches de sapin de quelques millimètres d’épaisseurs assemblées sur une ossature en osier. Il pourrait s’agir de la plus ancienne ruche connue.

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