Coulisses
Place Charles III à Nancy : une nouvelle place ducale
La nouvelle place Charles III est annoncée pour l’automne 2012. Ce vaste espace minéral dominé par la statue équestre du Duc est d’ores et déjà présenté comme la troisième plus grande place de la ville avec Saint-Epvre et Stanislas. Cet aménagement de grande ampleur qualifié ambitieusement de « centre commercial à ciel ouvert » représente un investissement de 10 millions d'euros, cofinancé par la ville et la Communauté Urbaine du Grand Nancy.
La Place Charles III à Nancy en 2012 (Crédits photos : ICI Nancy)
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L’endroit vise ainsi à relancer la dynamique commerciale en centre-ville. Entre les boutiques, le marché couvert et les étalagistes, il y aura désormais un lien identifié grâce à cette place Charles III.
Mais ce poumon commercial de la ville ne sera pas coupé de ses artères. Le parking du marché restera en place, même si son accès ne se fera plus par la place, mais par deux nouvelles percées dans le souterrain Raugraff. Par ailleurs, s’il n’y aura plus de voitures en surface, les bus et les vélos pourront circuler. La place constituera également le centre névralgique de la http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/04/24/nancy-un-trolleybus-guide-pour-la-seconde-ligne/#comments nouvelle ligne 2 en site propre, celle qui doit traverser l’agglomération du Nord au Sud. Des alignements d’arbres viendront agrémenter cet ensemble assez minéral du côté du centre commercial Saint-Sébastien. La rue des Ponts deviendra par ailleurs « zone de partage ». Autrement dit, les piétons y seront prioritaires et les voitures ne devront pas y rouler à plus de 20 km/h. Le cœur de la place sera néanmoins rendu aux piétons avec ses terrasses et sa statue de Charles III. A elle seule, son installation devrait coûter près de 9,5 millions d’euros, financés, dit-on, par des mécènes privés et publics.
Espace central de la ville Renaissance, la place Charles III devait déjà accueillir à l’époque la statue équestre du duc de Lorraine. Le projet s’arrêtera au stade de la maquette en bronze, visible au Musée Lorrain. 400 ans après, le projet d’aménagement vient ainsi réparer ce raté de l’Histoire.