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Reportage

Lorraine : de la biodiversité urbaine

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Le 06/02/13 - Lu 608 fois - 3 commentaires
Toute une nature s’exprime en ville, dans un environnement très favorable, dans les parcs et jardins. Une faune et une flore que de nombreux citadins n’ont pas idée. L’inventaire réalisé sur le territoire de l’agglomération nancéienne a par exemple mis en évidence la présence de 1 500 espèces, dont 150 sont protégés.
Le blongios nain a été découvert sur les berges de la Seille, à Metz (Crédits photo : Eric Ferry & Bruno Oertel)
Le blongios nain a été découvert sur les berges de la Seille, à Metz (Crédits photo : Eric Ferry & Bruno Oertel)
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La ville offre à certaines espèces animales les territoires pour vivre qu’elles n’ont plus à l’état naturel. De nombreux oiseaux sauvages, généralement faciles à observer, ont ainsi conquis les milieux urbains. Des cigognes se sont installées au centre de Nancy, de Bitche ou encore de Saint-Nicolas-de-Port. Le blongios nain, plus petit héron européen, a été découvert par hasard, près du centre-ville de Metz, dans un site bordant la Seille. L’échassier, noir et ocre, vit dans une roselière à l’écart. La destruction de ses habitats met l’espèce en danger. Le faucon pèlerin avait de même failli disparaître. Menacé par les pesticides, il ne trouvait plus à se nicher dans les falaises extérieures. Il utilise à présent des édifices religieux, comme à Metz, Nancy ou Saint-Nicolas-de-Port pour se reproduire. Qui plus est, ce rapace au piqué prodigieux est aussi un prédateur du pigeon. Il constitue dès lors une alternative naturelle pour réguler leur population.

Par ailleurs, bien que le rat ne suscite pas spécialement l’affection, il peut consommer annuellement environ 80 tonnes de déchets dans des villes de la taille de Metz ou de Nancy. Sans lui, il faudrait descendre plus souvent dans les égouts pour les déboucher.

Néanmoins, les villes voient également l’arrivée d’espèces invasives ou exotiques. Par exemple, les premières observations de perruches à collier dans un parc public de Nancy remontent à une petite dizaine d’années. Elles étaient trois. Elles sont aujourd’hui entre 50 et 100. Ces oiseaux ont pu s’échapper ou être relâchés. La perruche à collier vit d’habitude en Afrique ou en Inde. Mais elle a de bonnes dispositions pour passer l’hiver européen. A Bruxelles, on dénombre entre 5 000 et 10 000 individus. La Ville de Nancy observe avec une pointe d’inquiétude leur implantation. Ces perruches ne sont ni chassables ni nuisibles. Elles bénéficient d’un flou juridique. Elles définissent en tout cas un nouvel écosystème et il n’est pas certain que cette invasion soit appréciée de la nature.

A Metz, l’inventaire, débuté en 2011, se poursuit jusqu’en mai prochain. Outre le blongios nain, il a d’ores et déjà permis de découvrir deux plantes rares, une tulipe sauvage à Bellecroix et la gagée velue, une fleur jaune, à Borny.
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Julien P. (Non inscrit)
Le 07 février 2013 à 16:20
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Pour voir la vidéo de la présentation du recensement des zones humides de Metz, ça se passe ici : http://www.dailymotion.com/video/xv4ssn_les-zones-humides-de-metz-partie-1-2_webcam
BLE
BLE
Le 03 juillet 2013 à 16:46
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Une étude a dernièrement confirmé la présence de nombreuses espèces protégées (batraciens, chauves-souris et salamandres) aux abords immédiats de la route qui relie Ars-Laquenexy à la Zone d’Activité Communautaire « pôle Santé innovation » et au Centre Hospitalier de Mercy. Les observations ont montré que ces animaux ont colonisés toute la forêt et les ouvrages militaires environnants. Au printemps, les batraciens traversent la chaussée à un endroit précis pour aller se reproduire aux abords de l’étang proche de la Grange aux Bois. Un blocage de chaussée d’une hauteur de 50 centimètres a donc été aménagé de part et d’autre de la route à cet endroit. Ce barrage oblige les batraciens a emprunté l’un des trois crapauducs pour rejoindre leur lieu de ponte en toute sécurité.
BLE
BLE
Le 31 juillet 2013 à 11:36
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Préservation de la biodiversité à Moyeuvre-Grande

Depuis quelques semaines, un hôtel à insectes et un pierrier à rampants ont été installés au Parc municipal des Jardins de l’Atelier, à Moyeuvre-Grande.

L’hôtel à insectes est composé de plusieurs modules remplis de matières variées, qui permettent à chaque insecte de choisir son habitat. Une natte de roseaux enroulés a par exemple était mise en place pour les abeilles et les guêpes solitaires, comme les mégachiles et les osmias. Ces insectes découpent en effet les feuilles pour en tapisser leur terrier. Les bourdons disposent quant à eux d’une boîte avec un trou de 10 millimètres. Des vieux bois empilés ont également été ajoutés pour les insectes xylophages.

Le pierrier à rampants, bute de pierres calcaires, sert de son côté de refuge aux lézards, aux gastéropodes, voire aux orvets et aux couleuvres. D’une surface de 20 mètres carrés environ, il accueille pour l’instant des lézards, des grenouilles et des crapauds.

A noter qu’un second hôtel à insectes est envisagé près des voies SNCF. L’installation de ruches est également à l’étude.

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