A faire
Amazonie ma folie
Mon premier voyage, avant d'être immobile, petit tout d'horizon...
Crédit photo: hamadryades/Flickr.
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Je me souviens marcher dans le poumon du monde, l’amazonie. Nul chemin, juste des traces de pas, des passages qui créent des routes. La forêt, elle qui abrite tant de peur, des animaux sauvages, des fleurs assassines, et ce colibri. Ses ailes de mouches, son corps rouge? vert? jaune? Sa vitesse de disparition évitant les troncs. Une belle hallucination si ce n’est ce son qui hante encore mes nuits. Je me souviens du déluge, des arbres qui tombent, leurs racines trop frêles, des ponts pour traverser des criques, ses petites rivières à l’humeur instable, l’homme s’improvise funambule et traverse le ruisseau.
Je cherchais de la poussière d’or, et je trouvais ce monde, si rude où les serpents s’amusent à se cacher. Dans cette eau-là, les poissons avaient des dents et des airs de fossiles. Le soleil affichait parfois ses rayons entre les feuilles, les perroquets et les singes chantaient, leurs voix s’exportaient en ricochet d’arbres en buissons.
Je me souviens surtout de la présence des esprits dans l’œil de mon guide, ami. Leur maison, notre tête et se vent de folie, nous si petits sous l’ombrelle d’une végétation bi-centenaire. Je mangeais des racines, du caïman, et des tortues. Un peu perdu dans la verdure et l’expansion de la nature, je marchais… Puis fatigué, mes nerfs ont lâché. Je suis rentré loin des bois et parfois dans la foule aux abois, je me perds.